Google Adwords au Maroc: Combien ça coûte?

Publié le 03. oct, 2011 par dans Blog

Dans cette vidéo, Youssef Debbagh le fondateur de Marketing-internet.ma présente les 3 types de rémunération d’une agence Web pour une campagne Adwords:
1-Rémunération au CPC (Coût par clic) fixe
2-Rémunération en pourcentage du budget alloué
3-Rémunération liée aux résultats

Il explique aussi pourquoi il est plus avantageux pour le client de travailler avec une rémunération en pourcentage du budget alloué plutôt qu’avec une rémunération à CPC fixe.

Google Panda, quel impact sur le référencement des sites?

Publié le 13. juin, 2011 par dans Articles

Google Panda est le nom de code d’un nouvel algorithme, le système mathématique au cœur du moteur de recherche mis en place pour lutter contre le spam dans ses résultats, spécialement en pénalisant des types de sites comme les fermes de contenus (qui copient les contenus de tiers sans leur accord) et de nombreux sites intermédiaires (entre Google et les internautes), codes de réduction (affiliation), annuaires d’entreprises ou locaux.

Pourquoi cette mise à jour de l’algorithme de Google?

Google désire lutter contre les sites Internet “spam”, les duplications de contenus (fermes de contenus).

Depuis quelques années, certains référenceurs profitent des failles de l’algorithme de Google pour apparaitre  leurs sites dans les dix premiers résultats sur le moteur de recherche en utilisant des techniques un peu « borderline » par exemple la duplication du contenu  (fermes de contenus)  ou encore l’utilisation abusive des mots clés sur les pages et bien d’autres.

Google Panda prendra en considération le comportement de l’internaute pour classer les résultats

1. Le taux de rebond :

Le taux de rebond (d’un site, blog) est le pourcentage de visites (internautes) à une page. C’est-à-dire  le pourcentage d’internautes qui sont entrés sur une page Web et qui ont quitté le site après. Ce taux (taux de rebond) évalue la qualité des visites.

Lorsque le taux de rebond est élevé, cela indique que les pages d’entrée (de destination) ne sont pas pertinentes pour les visiteurs  (insatisfaction des visiteurs).

Taux de rebond  peut donner un indice sur la qualité du contenu recherché par ce nouvel algorithme (Google Panda), mais ce n’est pas un indicateur suffisant. Il y a des sites qui donnant entière satisfaction à l’internaute (visiteur) vont avoir un taux de rebond plus élevé, et c’est dans ce cas clairement un signe de qualité.

Google ne peut pas se reposer uniquement sur le taux de rebond, il doit l’analyser simultanément avec d’autres critères.

2. Le taux de clic dans les résultats (CTR dans les SERP):

Le taux de clic d’un résultat dans les SERP (pages de résultats de recherche) est le pourcentage d’internautes exposés à un contenu publicitaire qui ont cliqué sur le résultat de recherche afin de se rendre sur le site ou blog de l’annonceur ou de répondre à la sollicitation du message marketing.

« Google dispose donc des valeurs exactes des taux de clics. Si le taux de clic est mauvais, c’est soit que le résultat n’incite pas assez l’internaute à cliquer (mauvais titre ou descriptif ou URL), soit que Google fait apparaître une page dans ses résultats alors qu’elle n’est pas pertinente pour la requête » selon l’article publié sur http://www.webrankinfo.com/dossiers/techniques/4-criteres-comportement-internaute)

Ce qui suppose qu’un travail d’optimisation pertinente et incitative doit être fait au niveau de la balise Title. Et aussi la balise Meta description qui, dès le début, doit interpeller le visiteur d’un site ou d’un blog. Il faut donc faire attention à la proéminence des mots clés dans la  balise Meta description.

3. Le temps passé sur le site (durée de visite):

C’est la moyenne des temps des visites modérées sur un site. Cette moyenne ne prend en compte que les visites d’au moins deux pages vues afin d’avoir un temps. Parce que Google Analytiques attribue une durée de visite nulle (zéro seconde) à toutes les visites (internautes) d’une seule page.

Même en dépit d’un taux de rebond plus élevé pour cette même page. Parce que, Google Panda examine la durée sur une page d’un site comme un facteur de satisfaction ou non de l’utilisateur.

Plus la durée moyenne passée à lire un article est élevé, plus cet article est considéré comme intéressant.

4. Pogosticking:

Ce terme vient d’un jouet anglais intitulé « Pogo-stick », un bâton sauteur. Le Pogo-sticking correspond à l’activité d’un visiteur qui va et vient sur une même page de résultats de recherche par Google, cliquant sur les résultats, visitant les sites et revenant en arrière à l’aide  du bouton précédent afin de visiter tous les liens d’une page, pour cliquer sur d’autres résultats. C’est une façon de naviguer.

Pogo-sticking considère un signal plus pertinent et plus sophistiqué qui prend en compte le comportement de visiteur.si l’internaute (visiteur) quitte un site pour revenir sur la même SERP  et cliquer sur le résultat suivant, cela signifie que le premier site envoie un mauvais signal à Google, parce que il semble ne pas avoir donné satisfaction à l’internaute (visiteur).

Ce signal semble prendre une ampleur inédite avec Google Panda. Google peut également prendre en compte la durée de visite d’un site pour apprécier la qualité de son contenu.

Quels impacts Google Panda aura-t-il sur le positionnement des sites?

Avec un nouvel algorithme capable de « traquer » les sites de mauvaise qualité et les spammeurs, ce nouvel algorithme (Google Panda) va améliorer, ou plutôt « trier » les résultats de recherche, ce qui va changer le monde du référencement naturel. Google Panda va cibler les sites qu‘on appelle  « scrapers » ou ces sites qui copient les contenus (ferme contenu) de tiers sans leur accord, mais également les sites de mauvaise qualité dont les contenus sont insuffisants.

Google continue dans le « tout naturel », avec le lancement de Google +1 (le sujet de notre prochain article) qui consiste à recommander une page de résultats cela risque de chambouler plusieurs pratiques de référencement et seules les firmes qui sauront adapter leurs techniques de référencement à ces changements sauront apporter le meilleur des techniques de référencement à leurs clients.

Formation SEO & PPC aux Webdays

Publié le 17. mai, 2011 par dans Articles

Social Media by Bees

Publié le 07. mar, 2011 par dans Blog

Comment utiliser les médias sociaux pour promouvoir un événement ?

Publié le 14. fév, 2011 par dans Articles

Nous allons nous intéresser aujourd’hui à la façon d’utiliser les médias sociaux online afin de promouvoir un événement offline. Nous allons voir comment maximiser cette dualité Online/Offline en créant le maximum de buzz et de discussion sur la toile afin d’attirer le maximum de personnes à un événement.

Pour un événement réussi!

Pour réussir un événement en utilisant les médias sociaux à leur plein potentiel, 3 principes doivent être respectés :

  1. Un évènement doit avoir une stratégie qui inclut l’avant et l’après évènement…pas seulement le pendant
  2. Un évènement doit s’intégrer à des communautés et des réseaux sociaux existants
  3. Encourager l’engagement et l’implication des participants dans l’évènement

L’avant

Ce qui est très important à retenir pour la promotion d’un événement en utilisant les médias sociaux, c’est le public cible, sur la toile on parle de communautés virtuelles.

Nous n’allons pas nous adresser aux mêmes communautés, qu’il s’agisse de la promotion d’une soirée privée ou d’une conférence sur les nouvelles technologies. C’est pour cela que ce qui est le plus important c’est de bien identifier les communautés que l’on vise afin d’aller leur parler directement tout en adaptant le message. En d’autres termes, si vous organisez une conférence Web, il serait négligent de ne pas promouvoir votre événement dans le groupe Morocco IT ou E-Marketing au Maroc sur Linkedin.

Une fois la communauté identifiée, il convient de créer un engouement et un intérêt autour de votre événement dans le but de créer une communauté autour de votre événement. Pour cela, il n’y a pas de miracles, il faut créer et partager du contenu de qualité, un peu comme si vous vous adressiez à des amis ou des gens qui partagent le même intérêt que vous.

Exit donc le contenu promotionnel, place à un contenu de qualité !

Tout dépendant de la grosseur de l’événement, mais un blog est le meilleur outil pour cela.

Autre piste de promotion : Le badge électronique qui consiste à encourager les internautes à annoncer qu’ils participeront à l’événement. Ce qui est intéressant, c’est que le badge électronique se base sur la viralité des réseaux sociaux existants. Puisque chaque personne qui le partage sur Facebook, Twitter mettra au courant ses 500 amis ou followers

Le pendant

Pendant l’événement, il faut encourager les internautes à interagir autour de l’événement. Voici quelques pistes pour cela :

  • Création d’un Hashtag # autour d’un événement pour permettre de retrouver les tweets autour de l’événement
  • Avoir une personne attitrée qui partage du contenu en direct
  • Diffuser les tweets des gens en direct sur 1 écran lors de l’événement
  • Check-In en utilisant Foursquare ou Facebook Places pour que les gens qui participent à l’événement puissent le partager avec leurs amis sur Facebook
  • Créer une application iPhone de l’évènement

L’après…Ne pas les oublier !

Une notion très importante dans l’utilisation des médias sociaux, après la transparence, c’est la confiance, les internautes ne doivent pas sentir qu’ils ont été utilisés pour créer du buzz et qu’on les laisse tomber plus tard. Il faut donc continuer à entretenir la communauté que vous avez créée autour de votre évent. Pour cela, il faut

  • Partager le contenu de l’événement (Photos, vidéos, articles, présentations)
  • Demander aux participants leurs avis sur l’événement afin de s’améliorer lors du prochain
  • Continuer à partager du contenu dans vos comptes médias sociaux que vous avez créé pour l’événement, ils ne sentiront pas abandonnés et inviteront plus de personnes à venir leur de la prochaine édition

Compte rendu du séminaire du 30 Novembre et 1er Décembre

Publié le 02. déc, 2010 par dans Blog

Hier et avant-hier a eu lieu un séminaire de formation « Meilleures pratiques pour optimiser votre présence Web » organisé par Marketing-Internet.ma et animé par 2 conférenciers canadiens, Sylvain Amoros et Thomas Champeval.

Ce séminaire a vu la participation de différentes entreprises provenant du secteur financier (Wafasalaf, Zurich Assurances), du secteur des services (Royal Air Maroc, Casanearshore, Fondation Mascir) ou de la communication (Shem’s Publicité, Kerix)

Statistiques Internet au Maroc et dans la zone MENA

Au début du séminaire, les participants ont pu découvrir des statistiques très intéressantes sur le canal Internet au Maroc et dans la zone MENA:

-Le Maroc est le 2ème pays en nombre d’Internautes de la zone MENA juste derrière l’Egypte, mais est seulement 5ème en terme de pénétration d’Internet (Internautes/Population totale) avec 32,9% de la population connectée.

-Les 3 activités les plus populaires sur Internet dans la zone MENA et au Maroc sont: 1-E-Mail, 2-Recherche, 3-Réseaux sociaux

-2,3 Millions de marocains sont sur Facebook, ce qui revient à un taux de pénétration aux alentours de 7% de Facebook au Maroc

Référencement payant (PPC)

Durant la première journée, nous avons tout d’abord décortiqué l’outil de positionnement payant Google Adwords en donnant des conseils sur la création de campagnes ainsi que sur leur optimisation. Ce qu’il fallait retenir, c’est qu’en faisant du positionnement payant nous touchons la bonne audience, au bon moment et avec le bon message. De plus, un internaute qui fait une recherche est déjà bien avancé dans son processus décisionnel d’achat, ce qui veut dire qu’il y a moins d’effort à réaliser afin de le convertit en client.

Réseaux sociaux

En après-midi, nous avons traité de l’importance des réseaux sociaux pour la promotion des entreprises et des marques en ligne, à travers 2 modèles:

-Le modèle publicitaire qui consiste en l’achat d’espaces sur Facebook et Linkedin

-Le modèle naturelle qui consiste à exploiter la manne des réseaux sociaux en ayant une présence naturelle et intelligente notamment à travers la création et la gestion de Pages sur Facebook

Voici ce qu’il fallait retenir: Agir naturellement- Discuter, répondre et respecter vos clients-Ne pas utiliser d’outils automatiques-Acheter au CPC (coût par clic) et non au CPM (coût par mille) pour des campagnes d’acquisitions-Like ads pour augmenter le nombre de fan

Référencement natuel (SEO)

Lors de la 2ème journée, la partie du référencement naturel a sans nul doute été la plus riche que ce soit à travers les questions des participants ou par la richesse et la diversité des techniques de référencement naturel qui ont été présentées par les conférenciers.

Pour le référencement organique, ce qu’il faut retenir c’est que celui-ci dépend de 3 aspects:

-Technologie (Flash et Java utilisés à outrance sont très mauvais pour le référencement, bien définir les balises des pages)

-Contenu (Utiliser les bons mots clés dans le contenu des pages)

-Liens entrants (Plus un site a de liens entrants de qualité, mieux il sera positionné dans les engins de recherche)

Mesure de performance Web

Pour la dernière partie du séminaire, nous avons montré la puissance d’un outil de mesure de performance Web tel que Google Analytics ainsi que sa facilité d’installation et d’utilisation. Il a aussi été présenté des outils plus poussés tel que Clicktale qui permet de voir exactement le comportement des internautes en enregistrant le mouvement de la souris sur la page pour ensuite réaliser les ajustements en conséquence.

Mot de la fin…

Ce séminaire a été l’occasion pour nous de mesurer la maturité du marché marocain en ce qui concerne le Marketing sur Internet, ce que nous retenons, c’est que les entreprises qui étaient présentes et celles qui ont démontré de l’intérêt pour cette formation sont celles qui ont pris conscience de la puissance du canal Internet. Maintenant il reste pour chacune des entreprises, d’entreprendre les bonnes actions sur le Net qui leur permettront de soutenir leurs objectifs d’affaires.

Merci de votre intérêt

Par Youssef, Thomas et Sylvain

Web 2.0, médias sociaux et démocratie participative

Publié le 03. nov, 2010 par dans Blog

La démocratie participative désigne l’ensemble des dispositifs et des procédures qui permettent d’augmenter l’implication des citoyens dans la vie politique et d’accroître leur rôle dans les prises de décision?, c’est la définition la plus complète que j’ai pu trouvé sur Internet.

C’est en lisant cette définition que j’ai décidé d’écrire ce blogpost et que je me suis posé la question suivante: l’utilisation des médias sociaux et du Web 2.0 en politique n’est-il pas le meilleur exemple de démocratie participative ?

Du Web 1.0 au Web 2.0

Avec l’avènement de ces nouveaux médias, nous sommes passés d’une collection de données à un réseau d’individus acteurs qui communiquent (Facebook, blogs, réseaux sociaux), d’une publication unidirectionnelle (One to All) des contenus à une conversation multidirectionnelle (All to all).

Mais comment utiliser les outils du Web 2.0 en politique ?

Politique 2.0 : la campagne de Barack Obama

Quand on parle de Politique 2.0, on ne peut omettre de soulever le cas d’école en la matière, à savoir la campagne présidentielle américaine gagnée par Barack Obama. Et c’est un des co-fondateurs de Facebook, Chris Hugues, alors âgé de 24 ans qui dirigeait la machine de guerre d’Obama sur le Net. D’ailleurs à ce titre, un magasine américain en a fait sa une en titrant ?The Kid who made Obama President.?

Voici à titre de comparaison quelques chiffres en comparaison avec son adversaire McCain :

Facebook fans : 3 279 102 (Obama) Vs 620 359 (McCain)
Twitter followers : 137 206 (Obama) Vs 4848 (McCain)
Youtube channel views : 20 024 491 (Obama) Vs 2 221 268 (McCain)

En plus de faire l’intégration avec les médias sociaux existants, l’équipe de Obama a créé son propre réseau social destiné aux supporters d’Obama. Intitulé My.BarackObama.com, il permet de créer son profil et de s’impliquer dans l’organisation de la campagne à travers l’organisation d’évènements, la rédaction de blogs, les appels téléphoniques ou encore les levées de fonds.

My.BarackObama.com c’est 2 Millions de profils crées, 35 000 groupes de volontaires, 400 000 Blogposts et 200 000 évènements organisés pendant la durée de la campagne. Grâce à sa présence en ligne, Barack Obama a réussi à soulever plus de 425 millions de dollars.

Certains diront, oui mais au Maroc tout le monde n’a pas Internet…Je leur répondrai que tout le monde a un téléphone portable. À ce sujet la campagne d’Obama a aussi intégré le téléphone mobile avec une liste d’envoi d’1 million d’abonnés qui recevaient en moyenne 20 sms par mois, en plus d’avoir créer une application iPhone qui permettait aux citoyens de rester en contact permanent avec la campagne.

Les élections de 2012 au Maroc…Qui franchira le pas?

Les médias sociaux permettent aux citoyens de voter, de suivre et d’influencer les décisions des politiques comme jamais auparavant. Et pourtant aucun parti politique marocain n’a encore pris ce virage.

Avec un taux d’abstention record durant les législatives de 2007 (seuls 2 inscrits sur 5 s’étaient déplacés pour voter) et 60% de la population marocaine qui a moins de 25 ans, je pense que ce n’est pas la peine de faire un dessin pour comprendre que le parti qui séduira les jeunes mettra toutes les chances de son côté pour décrocher de bons résultats.

En impliquant les jeunes dans la prise de décision politique, en leur offrant des plateformes d’expression leur permettant de défendre leurs idées, de participer à la campagne, ces jeunes se sentiront écoutés…Et il n’y a pas de raisons pour qu’ils n’aillent pas voter en 2012…

Je finirai avec cette citation de Dov Seidman :

“In a connected World, Power shift to those best able to connect?

Observatoire des réseaux sociaux: Octobre 2010

Publié le 26. oct, 2010 par dans Blog

Bénéfices des médias sociaux sur les marques

Publié le 30. sept, 2010 par dans Blog

Anlayse SWOT: Facebook

Publié le 14. sept, 2010 par dans Blog

Nous continuons notre série d’analyse SWOT des différents réseaux sociaux, après Twitter et Linkedin, nous allons nous intéresser au géant Facebook.

Une des plus grandes forces de Facebook est sa plateforme ouverte. Cette dernière permet aux développeurs de créer des mini-applications et de les distribuer facilement à toute la communauté Facebook. Cette plateforme engendre un effet de cercle vertueux : les développeurs vont être tentés de publier leurs applications sur Facebook étant donné que ce réseau social donne directement accès à des centaines de millions d’utilisateurs potentiels; et ces applications, disponibles uniquement sur Facebook, contribuent à créer de la valeur additionnelle à ce dernier, ce qui augmente le nombre d’utilisateurs et augmente le bénéfice pour un développeur de créer ces applications. De plus, Facebook pourrait tenter ultimement d’obtenir des revenus supplémentaires en demandant une commission sur l’argent que les développeurs réalisent avec leurs applications.

Les multiples applications développées par les tiers peuvent aussi être considérées comme une faiblesse dans un certain sens. Étant donné le très grand nombre de celles-ci, plusieurs applications sont de piètre qualité et pour l’utilisateur moyen qui n’est pas au courant du fait que les applications ne sont pas développées par Facebook, la faible qualité de l’application se verra attribué à Facebook et non à la compagnie tierce. De plus, les amis de ceux qui sont fanatiques d’applications et de mini-jeux se font constamment harceler par des requêtes leur demandant s’ils veulent installer des applications. Étant donné qu’il y a toujours de plus en plus d’applications, plus il y aura de gens inscrits à Facebook, plus ceux-ci auront d’amis et le spam de « Feeds » indésirables sera de plus en plus présent.

En plus des applications qui permettent de garder les utilisateurs accrochés au site, Facebook réussit à rendre les utilisateurs accrocs à partir des « Status » dont ils sentent le besoin de mettre à jour le plus fréquemment possible ainsi qu’à partir des « Feed » qui met les utilisateurs au courant de toutes les nouveautés impliquant le profil de leurs amis.

D’un autre côté, l’une des faiblesses importantes de Facebook est son modèle d’affaire. L’entreprise vient tout juste de réaliser un «cash-flow» positif en septembre 2009[1], tout cela après un peu plus de cinq ans d’activité et plusieurs millions de dollars investis, soit environ 715 millions[2] en date de mai 2009. Forbes estime que Facebook «brûle» près de 200 millions de dollars par année[3]. Cette faiblesse est due en partie au peu de revenus que Facebook réussit à aller chercher dans son système de publicité. Étant donné que Facebook est avant tout un site permettant aux utilisateurs de sociabiliser, ceux-ci ne sont pas dans un mode « achat » et ne sont donc pas attiré par les publicités. Le résultat est donc un faible taux de clic et de maigres revenus pour l’entreprise.

Malgré son modèle d’affaire peu profitable pour le moment, Facebook possède des opportunités incroyables de faire de l’argent. Une des meilleures opportunités sera seulement possible si Facebook gagne la guerre de standard des systèmes d’authentification unique avec Facebook Connect. En effet, si la majorité des sites sur le web utilisent le système d’authentification unique de Facebook, ce dernier sera en mesure de proposer un service de publicités similaire à AdSense. Connaissant beaucoup plus personnellement les utilisateurs en utilisant leur profil Facebook, les publicités affichées seront beaucoup plus précises que le service de Google. Et étant donné que les utilisateurs ne sont plus dans un contexte social pur lorsqu’ils sont à l’extérieur du site de Facebook, le taux de clic ne se verra pas affecté.

Toujours dans l’optique d’améliorer ses revenus, avec la masse critique d’utilisateurs que Facebook possède, l’entreprise a une belle occasion de faire beaucoup d’argent à partir des micro-transactions. Il suffirait donc à Facebook de trouver de nouvelles occasions pour les utilisateurs d’acheter des cadeaux virtuelles ou d’autres biens virtuels à bas prix. Facebook pourrait aussi intégrer un nouveau modèle d’affaire « peer-to-peer »[4] en profitant de sa masse d’utilisateur, par exemple en permettant aux utilisateurs de faire l’échange de biens à peu de frais, similaire au modèle d’affaire d’eBay.

Bien que la masse critique de Facebook soit un immense avantage concurrentiel et un facteur permettant plusieurs opportunités, cette force pourrait se retourner contre la compagnie. Étant donné que Facebook possède un profil très précis et complet sur tous ses utilisateurs, la compagnie pourrait être la cible d’une organisation de malfaiteurs qui voudrait s’approprier toutes ces données à partir de moyens illicites en exploitant des failles de sécurité dans la plateforme de Facebook. L’entreprise doit donc s’assurer que tous ses systèmes assurant la sécurité soient sans faille et ainsi éviter une brèche importante qui risquerait d’anéantir la confiance des utilisateurs envers Facebook.

Parlant de confiance, avec tous les cas de vie privée qui font manchettes de plus en plus dans les médias, la confiance des utilisateurs actuels et futurs est ébranlée. Facebook doit donc être très prudent avec ses tentatives de rentabiliser son service avec la publicité. D’ailleurs, Facebook l’a constaté en novembre 2007 en lançant Beacon, une tentative d’insérer des publicités dans la fameuse section des «News Feed» de chaque utilisateurs, où l’on peut d’ailleurs voir les activités récentes de tous nos amis. La réaction des utilisateurs fut immédiate et Facebook n’avait d’autre choix que d’annuler Beacon après un mois d’intenses protestations.

Finalement, le CEO de Facebook, Mark Zuckerberg, a souvent mentionné qu’il se concentre à agrandir la masse d’utilisateur avant tout et que la compagnie focalisera sur son modèle d’affaire et ses revenus en 2011 seulement[5]. L’entreprise se doit donc de continuer à être innovatrice pour garder ses utilisateurs et maintenir le « buzz », spécialement auprès des jeunes qui constituent l’avenir de Facebook. Sans cette innovation, Facebook pourrait bien se voir voler son pôle position par un concurrent existant ou nouveau avant même avoir réalisé des profits importants.


[1] Nick Clark, Facebook heads towards profit, The Independent, 2009, http://www.independent.co.uk/news/business/news/facebook-heads-towards-profit-1788430.html

[2] Prashant Sharma, Phishing Scams, Site Blockage, Trademark Disputes & Lots of Money…All That Happening With Facebook, TechPluto, 2009, http://www.techpluto.com/facbook/

[3] Taylor Buley, Facing Up To Facebook’s Value , Forbes, 2009, http://www.forbes.com/2009/04/06/facebook-advertising-rates-technology-internet-facebook.html

[4] Arpan Shah, Is Your Face on Facebook? , 2007, http://blogs.msdn.com/arpans/archive/2007/10/14/is-your-face-on-facebook.aspx

[5] Sam Diaz, Facebook’s new look: Will it show us the money?, ZDNet, 2009, http://blogs.zdnet.com/BTL/?p=13909

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