L’industrie (renouvelée) de la musique: combattre le web par le web | un atelier collaboratif @PodCampMontreal
Publié le 08. sept, 2010 par mashup dans Blog
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Article révélé par MashupXFeed®
Analyse SWOT du réseau Linkedin
Publié le 03. sept, 2010 par ydebbagh dans Blog
Le plus professionnel des réseaux, c’est comme ça que l’on pourrait définir le réseau social LinkedIn. Sa mission est de connecter les professionnels du monde entier pour booster leur succès. Ayant vu le jour dans le salon de Reid Hoffman à l’automne 2002, LinkedIn a été lancé en mai 2003 par les cinq fondateurs Reid Hoffman, Allen Blue, Jean-Luc Vaillant, Eric Ly, et Konstantin Guericke. Son capital est détenu par les fonds d’investissement Greylock, Sequoia Capital, Bessemer Venture Partners ainsi que Bain Capital Venture et ses fondateurs européens. En octobre 2008, the McGraw Hill Companies et SAP sont entrées au capital de LinkedIn.
LinkedIn est un réseau interconnecté de professionnels du monde entier, représentant 170 types d’industries dans 200 pays, il compte actuellement 50 millions de membres. Lorsque vous devenez membre, vous pouvez créer un profil qui résume votre expertise et vos accomplissements professionnels. Vous pouvez ensuite former des liens durables en invitant des relations que vous estimez à adhérer à LinkedIn et à se connecter avec vous. Votre réseau se compose alors de vos relations, des relations de vos relations et des personnes qu’elles connaissent, ce qui vous lie à un nombre élevé de professionnels et d’experts qualifiés.
La principale force de LinkedIn est qu’il est spécialisé dans le domaine professionnel, ainsi la limite entre la vie privée (famille, amis) et la vie professionnelle est bien définie. De plus, c’est un réseau qui offre une valeur ajoutée certaine à ses membres en facilitant le développement de leur réseau et en améliorant leur développement de carrière. A titre d’exemple, LinkedIn a permis, pendant le deuxième semestre de l’année 2008, la réalisation de 13 735 embauches en France[1]. En plus de la possibilité de trouver un emploi marketing, LinkedIn permet aussi de trouver des clients, des fournisseurs ou encore des partenaires d’affaires de façon très simple.
Cependant, LinkedIn fait face à la concurrence d’autres réseaux professionnels tels que le français Viadeo ou encore l’allemand Xing. Afin de concurrencer ces deux joueurs sur le marché européen, LinkedIn se base sur la déclinaison de son réseau par pays notamment en traduisant son interface en allemand, espagnol et français. En plus d’adopter une stratégie agressive pour son développement en Europe, LinkedIn continue son développement géographique avec des membres en provenance de plus de 200 pays et par domaine d’activités avec plus de 170 industries représentées.
Une autre grande force de LinkedIn, est la qualité des membres de son réseau. Avec plus de 60% sont des décideurs possédant leur propre société et plus de 80% ont une formation universitaire, LinkedIn rassemble des individus avec un pouvoir d’achat très élevé, un cible de choix pour les publicitaires.
Bien qu’il puisse être considéré comme une force du réseau, le système d’abonnement « Freemium » qui consiste en une partie gratuite et une partie payante est aussi une importante faiblesse. En effet, les services offerts aux abonnés qui payent ne sont pas d’une très grande valeur ajoutée par rapport à l’abonnement standard gratuit. À titre d’exemple, un des avantages des accès payants est le fait de pouvoir directement communiquer par courriel avec quelqu’un même s’il ne fait pas partie de votre réseau. En comparaison avec la version gratuite où il faut demander à cette personne de faire partie de votre réseau et qu’elle accepte avant de pouvoir communiquer avec elle.
Une autre faiblesse importante du réseau LinkedIn concerne le fait que la plateforme de développement n’était pas ouverte aux développeurs, jusqu’au 24 Novembre 2009[2] date à laquelle LinkedIn a annoncé l’ouverture de son API. En effet, plusieurs réseaux utilisent le Crowdsourcing[3], terme inventé par Jeff Howe pour qualifier le fait de faire appel à des utilisateurs pour qu’ils participent à des activités, jusqu’alors réalisées par l’entreprise elle-même. Mal géré, il peut entraîner des effets négatifs sur la réputation de la plateforme : ainsi LinkedIn s’est attiré la foudre de ses traducteurs professionnels, en leur demandant de traduire gratuitement sa plateforme alors que sa plateforme était fermée.
L’alliance qui vient d’être signée Lundi 09 Novembre 2009[4] entre le site de réseautage d’affaire LinkedIn et Twitter afin de permettre aux utilisateurs de partager et de poster réciproquement les tweets et les mises à jour de leur statut professionnel entre les deux sites constitue une opportunité de développement très importante pou LinkedIn. Selon Allen Blue[5] – cofondateur de LinkedIn et vice-président de la stratégie produit - : »Lorsque vous mettez à jour votre statut dans LinkedIn, vous pourrez dorénavant aussi le tweeter. Ce message sera amplifié par les personnes qui vous suivent sur Twitter et par les services de recherche en temps réel fournis notamment par Twitter Search et Bing ».
Enfin pour finir l’analyse de LinkedIn, nous pensons que l’opportunité la plus importante de LinkedIn est d’arriver à devenir le standard du CV en ligne. Autrement dit, à la place d’envoyer son CV sous format Word ou PDF que les gens commencent à utiliser leur adresse www.LinkedIn.com/monprofil comme leur CV en ligne.
[1] http://www.les-infostrateges.com/actu/0906745/entretien-avec-kevin-eyres-directeur-general-europe-de-LinkedIn
[2] http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-le-reseau-social-professionnel-linkedin-ouvre-ses-api-aux-developpeurs-29475.html
[3] http://www.economie-numerique.com/crowdsourcing/
[4] http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/internet/200911/11/01-920629-twitter-et-LinkedIn-se-synchronisent.php
[5] http://techno.branchez-vous.com/actualite/2009/11/LinkedIn_twitter_tweet_mise_a.html
Avec son réseau social Orkut, Google peut-il inquiéter Facebook?
Publié le 29. août, 2010 par ydebbagh dans Blog
Tout d’abord avant de répondre à cette question, nous allons présenter Orkut en quelques lignes, considérant que Facebook lui n’est plus à présenter. Orkut est le réseau social de Google, il a été créé par un étudiant d’origine turque de l’université Stanford du nom de Orkut Büyükkökten avant qu’il ne devienne employé de Google. Orkut a été lancé en Janvier 2004 et compte 50 millions d’utilisateurs dont plus de 50% sont au Brésil ; l’Inde arrive en 2ème position des pays utilisateurs.
Pourquoi et comment Orkut peut supplanter Facebook?
1. L’identifiant unique de Google
Grâce à son identifiant unique, Google pourrait tirer profit de ce que je me permets d’appeler un effet de réseau à l’intérieur des services Google. C’est à dire qu’un internaute qui utilise, Gmail, Youtube, et Picasa serait plus enclin à utiliser Orkut, tirant avantage de l’interopérabilité des plateformes et réduisant par la même occasion la « fatigue du mot de passe ». D’autant plus qu’il existe une application sur Orkut afin d’utiliser Facebook.
2. Orkut est leader sur deux gros marchés démographiques : Le Brésil et l’Inde
D’après Andrew Lipsman, directeur d’analyse chez comScore, la domination d’Orkut dans ces deux marchés s’explique par des raisons historiques. Bien qu’ils soient extrêmement éloignés, le Brésil et l’Inde ont connu la même évolution au niveau de l’utilisation d’Internet.
Et si Orkut se servait de l’exemple de réussite qu’il a eu au niveau de ces deux marchés ; et adoptait une stratégie différente de celle de Facebook consistant à s’attaquer à des marchés bien spécifiques aux croissances rapides, en adaptant son Interface en fonction des particularités culturels de chaque marché. Certains “Facebook fans” me diront que Facebook a déjà été traduit dans 65 langues. Je leur répondrai que par particularités des marchés, je ne visais pas simplement la langue, mais aussi bien les applications, le caractère privé du réseau, les fonctionnalités ainsi que les couleurs de l’interface.
Pourquoi Facebook est–il indétrônable ?
1. L’effet de réseau
Plus le temps passe, plus il y a de membres sur Facebook, et plus il en recrute. C’est la loi empirique de Metcalfe, qui dit que l’utilité d’un réseau est proportionnelle au carré du nombre de ses utilisateurs.
2. Le coût du changement pour remplacer de Facebook
C’est l’effort d’apprentissage que devront réaliser les membres de Facebook pour utiliser un autre outil tel Orkut, d’autant plus qu’un des gros avantages concurrentiels de Facebook est sa facilité d’utilisation.
3. Facebook ressemble à un Web simplifié
Selon James Gavin, consultant pour comScore : « Pour beaucoup, Facebook a remplacé l’e-mail traditionnel. C’est déjà devenu un Web dans le Web ». Quand nous savons que l’e-mail est la première activité sur Internet, cela nous donne une idée du temps passé par les membres sur le site Facebook.
4. Facebook fût le premier à ouvrir sa plateforme informatique
Ce qui a permis le développement de différentes applications et jeux qui ont augmenté la popularité du site. Dans son post, mon collègue Romain Larmet développe ce phénomène que l’on appelle crowdsourcing.
Et pour finir…
Je pense que les particularités locales et culturelles des différents pays ainsi que le caractère trop global et virtuel des réseaux sociaux actuels laissent une place pour le développement de réseaux sociaux de niche où les membres de ces réseaux se sentiraient plus proches. Qui sera le premier à prendre ce virage ?
Sources :
http://bits.blogs.nytimes.com/2009/09/14/where-google-is-really-big-india-and-china/?hp
http://www.webanalyticsworld.net/2007/05/social-networking-facebook-vs-orkut.html
http://fr.mashable.com/2007/10/09/orkut-des-nouveautes-en-preparation/
http://chimprawk.blogspot.com/2006/05/facebooks-critical-success-factors.html
Mesure de performance Web: Quoi? Pourquoi? Comment
Publié le 24. août, 2010 par ydebbagh dans Articles
5 raisons d’avoir une stratégie marketing sur les médias sociaux
Publié le 21. août, 2010 par ydebbagh dans Blog
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Analyse SWOT de Twitter
Publié le 12. août, 2010 par ydebbagh dans Blog
Twitter est un réseau social, spécialisé dans le micro-blogging. Il permet d’envoyer des messages courts (140 caractères maximum), également appelés Tweets.
Chaque utilisateur peut choisir de privatiser son espace, ou de l’ouvrir au public, afin que tout le monde puisse lire et accéder à ses.
Le service est gratuit, et n’est pas encore monétisé (à l’exception de la version japonaise qui contient un encart publicitaire). Il compte environ 15 millions de membres à travers le monde.
Bien qu’il ne soit pas encore monétisé, ce service de micro-blogging a des coûts faibles de fonctionnement puisqu’il n’héberge aucune photo, vidéo, ou musique et que son équipe est composée d’une quarantaine d’employés. Il se démarque des autres réseaux sociaux, par son aspect simple, son architecture asymétrique (vous n’êtes pas forcément un follower de vos followers), et sa grande réactivité.
L’un des principaux avantages de Twitter est sa réactivité et l’interactivité de l’outil.
En effet, chaque information se propage extrêmement rapidement sur le réseau, via les Retweets qui permettent de faire des liens vers les Tweets initiaux. Cela peut constituer un excellent terrain de buzz pour les entreprises, qui si leur information est reprise, peut se propager extrêmement rapidement.
Sa principale faiblesse est son accessibilité, et les barrières à l’entrée.
En effet, afin de communiquer avec des individus, il est dans l’intérêt de l’utilisateur de se créer une audience (des followers). Seulement cette étape peut être très longue, et décourageante.
- La structure de Twitter:
20% des utilisateurs de Twitter sont totalement inactifs, et 50% sont peu actifs (moins d’un Tweet par semaine). A l’opposé, 10% des utilisateurs produisent 90% du contenu, et seulement 5% des utilisateurs ont plus de 100 followers. Twitter est donc réellement utilisé par une très petite communauté, pas forcément représentative de l’ensemble des utilisateurs inscrits.
Le fort taux d’abandon, et la faible utilisation que la plupart des membres en font, s’expliquent par le fait qu’il est très difficile d’acquérir une audience et des followers. Sans followers, écrire sur Tweeter peut paraître inutile.
32% des 5% des utilisateurs les plus actifs sont des robots, envoyant du spam sur le réseau Tweeter. La recrudescence du spam est une des grandes menaces pour Tweeter. Si Tweeter ne peut le contenir, le réseau risque d’être difficilement utilisable.
- L’utilisation de Tweeter :
Tweeter est utilisé dans plusieurs buts. Certaines personnes peuvent simplement l’utiliser pour annoncer leur activité du moment, leur humeur (40% des Tweets), d’autres comme système de conversation (38% des Tweets).
Les autres raisons concernent des retweets (8% des tweets), la self promotion (8% des Tweets), et le spam (4% des Tweets). On peut donc voir que l’audience de Tweeter est parcellée entre ceux qui s’en servent comme simple outil d’humeur, et les autres qui l’utilisent comme outil de communication.
Twitter n’a pas réellement de concurrent direct, c’est-à-dire un réseau spécialisé dans le micro-blogging. Cependant, Facebook a mis en place des outils sur sa plateforme afin de concurrence Twitter, tel qu’un tchat intégré. De plus le rachat de Friendster par Facebook constitue également une menace.
Ses opportunités de monétisation proviennent soit de la mise en place d’encarts publicitaires ou de liens sponsorisés (comme sur la version japonaise), soit de services premium dédiés aux marques notamment dans le domaine de la e-réputation, soit de partenariats avec des moteurs de recherche (Google, Bing notamment). Des revenus peuvent également provenir de la vente de biens virtuels.
Twitter a d’ailleurs annoncé le 23 novembre, qu’il allé mettre en place une offre B2B Premium, permettant aux marques d’obtenir des rapports chiffrés et des outils de mesure de données.
Les gouvernements à l’assaut des réseaux sociaux
Publié le 12. août, 2010 par ydebbagh dans Blog
D’après une étude de Strategy Analytics, le nombre d’internautes qui seront membres d’au moins un réseau social en ligne atteindra la barre du milliard en 2012, ce qui représentera 75% des internautes de la planète et 1/7 de la population mondiale. D’autre part, selon les conclusions du « Virtual Criminology Report » de la firme McAfee, la cybercriminalité est une triste réalité qui croît à un rythme alarmant, et nul ne serait à l’abri de cette menace croissante. Ainsi, afin de lutter contre la cybercriminalité et de prévenir le terrorisme, les gouvernements seront amenés à s’intéresser de plus en plus aux informations disponibles sur Internet en général et plus particulièrement sur les réseaux sociaux.
Ça commence déjà en Angleterre
Après l’entrée en vigueur de la directive européenne sur la conservation des données par les fournisseurs d’accès Internet (FAI) le 15 mars 2009, le ministre anglais de la sécurité intérieure Vernon Coaker a proposé d’étendre cette directive aux réseaux sociaux. Selon les désirs du ministre, ces derniers devraient, de la même manière que les FAI, conserver pendant 12 mois toutes les communications de leurs membres et les rendre disponibles aux services de police sur réquisition judiciaire.
Le ministre voudrait même aller plus loin que la simple conservation des données par les opérateurs, il parle de la création d’une immense base de données dans laquelle seront stockées les informations numériques pouvant être recueillies telles les courriels ou encore l’historique de navigation. Cette base serai disponible pour les services de sécurité tels le MI5, le FBI ou la CIA.
Mais aussi en France
La LOPPSI 2, Loi d’Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure, présentée par la ministre de l’intérieure Michèle Alliot-Marie, prévoit dans son article 23 l’utilisation d’un nouveau moyen d’investigation qui est la captation à distance des données numériques. Cela permettrait de récupérer aussi bien les données ouvertes comme celles disponibles dans les réseaux sociaux, que les données fermées telles les adresses IP. Ainsi en compilant ces deux types de données, il serait donc assez facile d’inculper quelqu’un en fonction d’informations disponibles sur son profil Facebook.
Le futur
Si la tendance se poursuit et que les réseaux sociaux prennent de plus en plus de place et d’importance dans nos sociétés, cela ramènera sans doute un interventionnisme encore plus prononcé des gouvernements. On peut imaginer une situation où les gouvernements -afin de protéger leurs citoyens contre les pertes ou les fuites éventuelles de données personnelles des réseaux sociaux- lancent des plateformes certifiées et plus sûres où chaque citoyen pourrait créer un profil « racine » qu’il pourrait ensuite exporter sur les plateformes commerciales de son choix.
Sources :
http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39387983,00.htm
http://www.lesechos.fr/info/france/4868493-le-gouvernement-met-internet-sous-surveillance.htm
http://www.inter-ligere.net/article-29206326.html
http://www.binarysec.com/cms/docs/resources/security-keynotes/la-loi-loppsi-2.html
http://www.pdgb.com/uploads/tx_pdgbbdd/090925_JJ_TPE_PME.pdf
http://www.mcafee.com/us/research/criminology_report/default.html
Comment mesurer le ROI des médias sociaux ?
Publié le 01. août, 2010 par ydebbagh dans Blog
C’est la question que se posent les Marketers de toute la planète, qui sont 84% à ne pas mesurer le ROI (Return On Investment) de leur présence sur les médias sociaux selon une étude récente publiée par E-Marketer.
Selon E-Marketer, il y a 3 principales raisons qui expliquent le fait que moins d’1 Marketer sur 5 mesure le ROI des médias sociaux :
- Les Marketers croient que la mesure du ROI des médias sociaux est difficilement réalisable
- Il y a tellement de métriques disponibles qu’il devient difficile de déterminer lesquels choisir
- Les Marketers ne commencent pas par déterminer des objectifs clairs pour l’utilisation des médias sociaux
En effet, avec la prolifération des médias sociaux (blogs, réseaux sociaux, forums, etc..) une énorme quantité de conversations a lieu en ligne tous les jours et la tendance des nouvelles, en particulier négatives, peut se propager très rapidement. Les praticiens du Marketing se posent alors les questions suivantes : À quelle fréquence les internautes envoient des Tweets sur notre marque ? Quel effet ma présence sur Facebook a-t-elle sur les visites et sur les transactions de mon site Web ? Les visiteurs en provenance des réseaux sociaux ont-ils un meilleur taux de conversion ? En d’autres termes, est ce que ça vaut la peine pour une entreprise d’avoir une présence dans les médias sociaux ? Pour pouvoir répondre à cette question, il faut être capable de mesurer le retour sur investissement que cette présence génère.
Lignes directrices pour la mesure du ROI des médias sociaux
Dans un rapport qui s’intitule « Seven Guidelines for achieving ROI from Social Media », E-Marketer présente 7 lignes directrices pour la mesure de performance sur les médias sociaux que je partage ici avec vous :
1. Établir des objectifs Marketing clairs pour votre marque ou produit, et identifier les indicateurs de performances clés (KPI :Key Performance Indicators) qui supportent directement vos objectifs
2. Catégoriser les KPI en différents groupes :
- Exposition : KPI qui quantifient la portée des initiatives dans les médias sociaux
- Engagement : KPI qui mesurent les interactions des internautes avec la marque
- ROI/revenus : KPI qui quantifient les revenus liés à la présence dans les médias sociaux
3. Adopter une vision à long terme dans l’utilisation des médias sociaux. Il s’agit d’un engagement et non d’une simple campagne limitée dans le temps. De plus les marques qui songeraient à se désengager des médias sociaux risquent de détruire leur image de marque auprès des consommateurs.
4. Si vous n’arrivez pas à mesurer les métriques liées directement aux revenus et/ou aux ventes; considérez des métriques plus souples tels :
- Le nombre de fans d’un groupe su Facebook
- Le nombre de Followers sur Twitter
- Le nombre d’occurrence du nom de la marque
- Le nombre de pages vues depuis les médias sociaux
5. Mettre une valeur monétaire sur les clients de la marque qui choisissent de s’engager et de défendre votre marque dans les réseaux sociaux. Les Marketers doivent développer des moyens intelligents pour attribuer des valeurs monétaires aux métriques que nous avons cités au point 4.
6. Dans votre calcul du ROI, ne négligez pas les économies de coûts qui résultent de la présence de la marque dans les médias sociaux. Par exemple, lorsque vous possédez une communauté virtuelle de vos utilisateurs, celle-ci peut soulager énormément votre ligne téléphonique de support client.
7. Utiliser des capacités technologiques pour mesurer l’empreinte digitale de vos clients – si possible en temps réel. En d’autres termes, les Marketers doivent développer des outils technologiques tels des logiciels CRM (Customer Relationship Management) qui leur permettent d’avoir une vue globale à 360 degrés de l’empreinte numérique qu’un internaute laisse sur la toile lorsqu’il s’engage pour leur marque. Tout cela dans le but d’avoir une meilleure connaissance du comportement de vos clients et de mieux les atteindre.
Mais il y a des limites…
Dans un article publié sur son site, Jason Falls -un gourou du Social Media Marketing- dit: “The problem with trying to determine ROI for social media is you are trying to put numeric quantities around human interactions and conversations, which are not quantifiable”.
Je suis assez d’accord avec l’affirmation de Jason car lorsqu’on réalise du Networking traditionnel (Salons, conférences, petits-déjeuners du Marketing) nous ne mesurons pas le succès de cette activité au nombre de ventes réalisées mais ce qui nous intéresse c’est plutôt de rencontrer des prospects, recueillir des informations pertinentes ou encore de trouver un partenaire stratégique. Pourquoi donc vouloir mesurer le social media avec des indicateurs strictement financiers ?
Néanmoins, je pense qu’il est très important de pouvoir mesurer l’impact de la présence sur les médias sociaux. Seulement il ne faut pas s’attarder sur des indicateurs de performances strictement quantitatifs, il faut pouvoir ressortir des gains autres que financiers.
Ce qu’il faut retenir…
Selon moi, la clé pour la mesure de la performance Web des médias sociaux est de capturer la valeur créée par ceux-ci en traduisant les conversations en ligne en des informations précieuses qui permettront de prendre des décisions d’affaires pertinentes et éclairées.


