Comment utiliser les médias sociaux pour promouvoir un événement ?

Posted on 14. Feb, 2011 by in Articles

Nous allons nous intéresser aujourd’hui à la façon d’utiliser les médias sociaux online afin de promouvoir un événement offline. Nous allons voir comment maximiser cette dualité Online/Offline en créant le maximum de buzz et de discussion sur la toile afin d’attirer le maximum de personnes à un événement.

Pour un événement réussi!

Pour réussir un événement en utilisant les médias sociaux à leur plein potentiel, 3 principes doivent être respectés :

  1. Un évènement doit avoir une stratégie qui inclut l’avant et l’après évènement…pas seulement le pendant
  2. Un évènement doit s’intégrer à des communautés et des réseaux sociaux existants
  3. Encourager l’engagement et l’implication des participants dans l’évènement

L’avant

Ce qui est très important à retenir pour la promotion d’un événement en utilisant les médias sociaux, c’est le public cible, sur la toile on parle de communautés virtuelles.

Nous n’allons pas nous adresser aux mêmes communautés, qu’il s’agisse de la promotion d’une soirée privée ou d’une conférence sur les nouvelles technologies. C’est pour cela que ce qui est le plus important c’est de bien identifier les communautés que l’on vise afin d’aller leur parler directement tout en adaptant le message. En d’autres termes, si vous organisez une conférence Web, il serait négligent de ne pas promouvoir votre événement dans le groupe Morocco IT ou E-Marketing au Maroc sur Linkedin.

Une fois la communauté identifiée, il convient de créer un engouement et un intérêt autour de votre événement dans le but de créer une communauté autour de votre événement. Pour cela, il n’y a pas de miracles, il faut créer et partager du contenu de qualité, un peu comme si vous vous adressiez à des amis ou des gens qui partagent le même intérêt que vous.

Exit donc le contenu promotionnel, place à un contenu de qualité !

Tout dépendant de la grosseur de l’événement, mais un blog est le meilleur outil pour cela.

Autre piste de promotion : Le badge électronique qui consiste à encourager les internautes à annoncer qu’ils participeront à l’événement. Ce qui est intéressant, c’est que le badge électronique se base sur la viralité des réseaux sociaux existants. Puisque chaque personne qui le partage sur Facebook, Twitter mettra au courant ses 500 amis ou followers

Le pendant

Pendant l’événement, il faut encourager les internautes à interagir autour de l’événement. Voici quelques pistes pour cela :

  • Création d’un Hashtag # autour d’un événement pour permettre de retrouver les tweets autour de l’événement
  • Avoir une personne attitrée qui partage du contenu en direct
  • Diffuser les tweets des gens en direct sur 1 écran lors de l’événement
  • Check-In en utilisant Foursquare ou Facebook Places pour que les gens qui participent à l’événement puissent le partager avec leurs amis sur Facebook
  • Créer une application iPhone de l’évènement

L’après…Ne pas les oublier !

Une notion très importante dans l’utilisation des médias sociaux, après la transparence, c’est la confiance, les internautes ne doivent pas sentir qu’ils ont été utilisés pour créer du buzz et qu’on les laisse tomber plus tard. Il faut donc continuer à entretenir la communauté que vous avez créée autour de votre évent. Pour cela, il faut

  • Partager le contenu de l’événement (Photos, vidéos, articles, présentations)
  • Demander aux participants leurs avis sur l’événement afin de s’améliorer lors du prochain
  • Continuer à partager du contenu dans vos comptes médias sociaux que vous avez créé pour l’événement, ils ne sentiront pas abandonnés et inviteront plus de personnes à venir leur de la prochaine édition

Bénéfices des médias sociaux sur les marques

Posted on 30. Sep, 2010 by in Blog

Anlayse SWOT: Facebook

Posted on 14. Sep, 2010 by in Blog

Nous continuons notre série d’analyse SWOT des différents réseaux sociaux, après Twitter et Linkedin, nous allons nous intéresser au géant Facebook.

Une des plus grandes forces de Facebook est sa plateforme ouverte. Cette dernière permet aux développeurs de créer des mini-applications et de les distribuer facilement à toute la communauté Facebook. Cette plateforme engendre un effet de cercle vertueux : les développeurs vont être tentés de publier leurs applications sur Facebook étant donné que ce réseau social donne directement accès à des centaines de millions d’utilisateurs potentiels; et ces applications, disponibles uniquement sur Facebook, contribuent à créer de la valeur additionnelle à ce dernier, ce qui augmente le nombre d’utilisateurs et augmente le bénéfice pour un développeur de créer ces applications. De plus, Facebook pourrait tenter ultimement d’obtenir des revenus supplémentaires en demandant une commission sur l’argent que les développeurs réalisent avec leurs applications.

Les multiples applications développées par les tiers peuvent aussi être considérées comme une faiblesse dans un certain sens. Étant donné le très grand nombre de celles-ci, plusieurs applications sont de piètre qualité et pour l’utilisateur moyen qui n’est pas au courant du fait que les applications ne sont pas développées par Facebook, la faible qualité de l’application se verra attribué à Facebook et non à la compagnie tierce. De plus, les amis de ceux qui sont fanatiques d’applications et de mini-jeux se font constamment harceler par des requêtes leur demandant s’ils veulent installer des applications. Étant donné qu’il y a toujours de plus en plus d’applications, plus il y aura de gens inscrits à Facebook, plus ceux-ci auront d’amis et le spam de « Feeds » indésirables sera de plus en plus présent.

En plus des applications qui permettent de garder les utilisateurs accrochés au site, Facebook réussit à rendre les utilisateurs accrocs à partir des « Status » dont ils sentent le besoin de mettre à jour le plus fréquemment possible ainsi qu’à partir des « Feed » qui met les utilisateurs au courant de toutes les nouveautés impliquant le profil de leurs amis.

D’un autre côté, l’une des faiblesses importantes de Facebook est son modèle d’affaire. L’entreprise vient tout juste de réaliser un «cash-flow» positif en septembre 2009[1], tout cela après un peu plus de cinq ans d’activité et plusieurs millions de dollars investis, soit environ 715 millions[2] en date de mai 2009. Forbes estime que Facebook «brûle» près de 200 millions de dollars par année[3]. Cette faiblesse est due en partie au peu de revenus que Facebook réussit à aller chercher dans son système de publicité. Étant donné que Facebook est avant tout un site permettant aux utilisateurs de sociabiliser, ceux-ci ne sont pas dans un mode « achat » et ne sont donc pas attiré par les publicités. Le résultat est donc un faible taux de clic et de maigres revenus pour l’entreprise.

Malgré son modèle d’affaire peu profitable pour le moment, Facebook possède des opportunités incroyables de faire de l’argent. Une des meilleures opportunités sera seulement possible si Facebook gagne la guerre de standard des systèmes d’authentification unique avec Facebook Connect. En effet, si la majorité des sites sur le web utilisent le système d’authentification unique de Facebook, ce dernier sera en mesure de proposer un service de publicités similaire à AdSense. Connaissant beaucoup plus personnellement les utilisateurs en utilisant leur profil Facebook, les publicités affichées seront beaucoup plus précises que le service de Google. Et étant donné que les utilisateurs ne sont plus dans un contexte social pur lorsqu’ils sont à l’extérieur du site de Facebook, le taux de clic ne se verra pas affecté.

Toujours dans l’optique d’améliorer ses revenus, avec la masse critique d’utilisateurs que Facebook possède, l’entreprise a une belle occasion de faire beaucoup d’argent à partir des micro-transactions. Il suffirait donc à Facebook de trouver de nouvelles occasions pour les utilisateurs d’acheter des cadeaux virtuelles ou d’autres biens virtuels à bas prix. Facebook pourrait aussi intégrer un nouveau modèle d’affaire « peer-to-peer »[4] en profitant de sa masse d’utilisateur, par exemple en permettant aux utilisateurs de faire l’échange de biens à peu de frais, similaire au modèle d’affaire d’eBay.

Bien que la masse critique de Facebook soit un immense avantage concurrentiel et un facteur permettant plusieurs opportunités, cette force pourrait se retourner contre la compagnie. Étant donné que Facebook possède un profil très précis et complet sur tous ses utilisateurs, la compagnie pourrait être la cible d’une organisation de malfaiteurs qui voudrait s’approprier toutes ces données à partir de moyens illicites en exploitant des failles de sécurité dans la plateforme de Facebook. L’entreprise doit donc s’assurer que tous ses systèmes assurant la sécurité soient sans faille et ainsi éviter une brèche importante qui risquerait d’anéantir la confiance des utilisateurs envers Facebook.

Parlant de confiance, avec tous les cas de vie privée qui font manchettes de plus en plus dans les médias, la confiance des utilisateurs actuels et futurs est ébranlée. Facebook doit donc être très prudent avec ses tentatives de rentabiliser son service avec la publicité. D’ailleurs, Facebook l’a constaté en novembre 2007 en lançant Beacon, une tentative d’insérer des publicités dans la fameuse section des «News Feed» de chaque utilisateurs, où l’on peut d’ailleurs voir les activités récentes de tous nos amis. La réaction des utilisateurs fut immédiate et Facebook n’avait d’autre choix que d’annuler Beacon après un mois d’intenses protestations.

Finalement, le CEO de Facebook, Mark Zuckerberg, a souvent mentionné qu’il se concentre à agrandir la masse d’utilisateur avant tout et que la compagnie focalisera sur son modèle d’affaire et ses revenus en 2011 seulement[5]. L’entreprise se doit donc de continuer à être innovatrice pour garder ses utilisateurs et maintenir le « buzz », spécialement auprès des jeunes qui constituent l’avenir de Facebook. Sans cette innovation, Facebook pourrait bien se voir voler son pôle position par un concurrent existant ou nouveau avant même avoir réalisé des profits importants.


[1] Nick Clark, Facebook heads towards profit, The Independent, 2009, http://www.independent.co.uk/news/business/news/facebook-heads-towards-profit-1788430.html

[2] Prashant Sharma, Phishing Scams, Site Blockage, Trademark Disputes & Lots of Money…All That Happening With Facebook, TechPluto, 2009, http://www.techpluto.com/facbook/

[3] Taylor Buley, Facing Up To Facebook’s Value , Forbes, 2009, http://www.forbes.com/2009/04/06/facebook-advertising-rates-technology-internet-facebook.html

[4] Arpan Shah, Is Your Face on Facebook? , 2007, http://blogs.msdn.com/arpans/archive/2007/10/14/is-your-face-on-facebook.aspx

[5] Sam Diaz, Facebook’s new look: Will it show us the money?, ZDNet, 2009, http://blogs.zdnet.com/BTL/?p=13909

5 raisons d’avoir une stratégie marketing sur les médias sociaux

Posted on 21. Aug, 2010 by in Blog

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Comment mesurer le ROI des médias sociaux ?

Posted on 01. Aug, 2010 by in Blog

C’est la question que se posent les Marketers de toute la planète, qui sont 84% à ne pas mesurer le ROI (Return On Investment) de leur présence sur les médias sociaux selon une étude récente publiée par E-Marketer.

Selon E-Marketer, il y a 3 principales raisons qui expliquent le fait que moins d’1 Marketer sur 5 mesure le ROI des médias sociaux :

  • Les Marketers croient que la mesure du ROI des médias sociaux est difficilement réalisable
  • Il y a tellement de métriques disponibles qu’il devient difficile de déterminer lesquels choisir
  • Les Marketers ne commencent pas par déterminer des objectifs clairs pour l’utilisation des médias sociaux

En effet, avec la prolifération des médias sociaux (blogs, réseaux sociaux, forums, etc..) une énorme quantité de conversations a lieu en ligne tous les jours et la tendance des nouvelles, en particulier négatives, peut se propager très rapidement. Les praticiens du Marketing se posent alors les questions suivantes : À quelle fréquence les internautes envoient des Tweets sur notre marque ? Quel effet ma présence sur Facebook a-t-elle sur les visites et sur les transactions de mon site Web ? Les visiteurs en provenance des réseaux sociaux ont-ils un meilleur taux de conversion ? En d’autres termes, est ce que ça vaut la peine pour une entreprise d’avoir une présence dans les médias sociaux ? Pour pouvoir répondre à cette question, il faut être capable de mesurer le retour sur investissement que cette présence génère.

Lignes directrices pour la mesure du ROI des médias sociaux

Dans un rapport qui s’intitule « Seven Guidelines for achieving ROI from Social Media », E-Marketer présente 7 lignes directrices pour la mesure de performance sur les médias sociaux que je partage ici avec vous :

1. Établir des objectifs Marketing clairs pour votre marque ou produit, et identifier les indicateurs de performances clés (KPI :Key Performance Indicators) qui supportent directement vos objectifs

2. Catégoriser les KPI  en différents groupes :

  • Exposition : KPI qui quantifient la portée des initiatives dans les médias sociaux
  • Engagement : KPI qui mesurent les interactions des internautes avec la marque
  • ROI/revenus : KPI qui quantifient les revenus liés à la présence dans les médias sociaux

3. Adopter une vision à long terme dans l’utilisation des médias sociaux. Il s’agit d’un engagement et non d’une simple campagne limitée dans le temps. De plus les marques qui songeraient à se désengager des médias sociaux risquent de détruire leur image de marque auprès des consommateurs.

4. Si vous n’arrivez pas à mesurer les métriques liées directement aux revenus et/ou aux ventes; considérez des métriques plus souples tels :

  • Le nombre de fans d’un groupe su Facebook
  • Le nombre de Followers sur Twitter
  • Le nombre d’occurrence du nom de la marque
  • Le nombre de pages vues depuis les médias sociaux

5. Mettre une valeur monétaire sur les clients de la marque qui choisissent de s’engager et de défendre votre marque dans les réseaux sociaux. Les Marketers doivent développer des moyens intelligents pour attribuer des valeurs monétaires aux métriques que nous avons cités au point 4.

6. Dans votre calcul du ROI, ne négligez pas les économies de coûts qui résultent de la présence de la marque dans les médias sociaux. Par exemple, lorsque vous possédez une communauté virtuelle de vos utilisateurs, celle-ci peut soulager énormément votre ligne téléphonique de support client.

7. Utiliser des capacités technologiques pour mesurer l’empreinte digitale de vos clients – si possible en temps réel. En d’autres termes, les Marketers doivent développer des outils technologiques tels des logiciels CRM (Customer Relationship Management) qui leur permettent d’avoir une vue globale à 360 degrés de l’empreinte numérique qu’un internaute laisse sur la toile lorsqu’il s’engage pour leur marque. Tout cela dans le but d’avoir une meilleure connaissance du comportement de vos clients et de mieux les atteindre.

Mais il y a des limites…

Dans un article publié sur son site, Jason Falls -un gourou du Social Media Marketing- dit: “The problem with trying to determine ROI for social media is you are trying to put numeric quantities around human interactions and conversations, which are not quantifiable”.

Je suis assez d’accord avec l’affirmation de Jason car lorsqu’on réalise du Networking traditionnel (Salons, conférences, petits-déjeuners du Marketing) nous ne mesurons pas le succès de cette activité au nombre de ventes réalisées mais ce qui nous intéresse c’est plutôt de rencontrer des prospects, recueillir des informations pertinentes ou encore de trouver un partenaire stratégique. Pourquoi donc vouloir mesurer le social media avec des indicateurs strictement financiers ?

Néanmoins, je pense qu’il est très important de pouvoir mesurer l’impact de la présence sur les médias sociaux. Seulement il ne faut pas s’attarder sur des indicateurs de performances strictement quantitatifs, il faut pouvoir ressortir des gains autres que financiers.

Ce qu’il faut retenir…

Selon moi, la clé pour la mesure de la performance Web des médias sociaux est de capturer la valeur créée par ceux-ci en traduisant les conversations en ligne en des informations précieuses qui permettront de prendre des décisions d’affaires pertinentes et éclairées.


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